Inzinzac-Lochrist au même rang que les plus dangereux no man lands urbains ?

L’annonce est sans doute passée inaperçue au plus grand nombre de nos concitoyens comme elle aurait pu l’être pour nous élus de l’opposition.

En effet, quel étonnement que de lire un article de presse nous informant que la commune d’Inzinzac-Lochrist a obtenu l’autorisation de la préfecture d’équiper d’une arme son policier municipal. Cette autorisation ne peut qu’émaner d’une demande formelle de la municipalité.
Lors du dernier mandat, nous avions répondu par la négative à une telle demande venant du policier municipal mais également relayée par des citoyens voulant créer des « patrouilles citoyennes de sécurité » !
La démarche de la Mairie nous parait tout à fait incongrue, mais tellement en phase avec les inquiétude sécuritaires, souvent irraisonnées, dans l’air du temps. Notre commune de près de 6000 habitants n’est certainement pas concernée par un grand banditisme urbain. Et devrions-nous développer une psychose sécuritaire face à quelques faits épars de délinquance locale ?

Attachons nous plutôt à recentrer le rôle d’un policier municipal dans une commune comme la nôtre. Sans négliger la nécessaire prise en compte des victimes, tout en reconnaissant sans dramatisation certains sentiments d’insécurité, l’intervention du policier revêt des priorités telles que la prévention, l’écoute et le dialogue dans l’approche de la plupart des difficultés rencontrées.
Il peut et doit de toute façon, en situation de faits délictuels et criminels, passer la main à des officiers de police judiciaire.
Cette majorité municipale fait encore et encore fi du sens que doit revêtir le concept de « collectif citoyen ». Voudrait-elle l’apparenter à ces inquiétantes « patrouilles citoyennes de sécurité » ? Est-il si obscur qu’un débat en Conseil Municipal sur l’armement d’un policier municipal ne présenterait aucun intérêt ?
Ne pas aborder une question aussi éminemment politique dans nos instances légalement dédiées c’est faire preuve de roublardise pour ne pas dire de dédain envers nos concitoyens et leurs représentants élus, à moins que se ne soit de l’irresponsabilité et de l’inconséquence.