Une bonne idée mais en dessous des ambitions politiques d’une majorité dite « collectif citoyen »

La majorité nous a gratifié au dernier CM d’un bordereau qui aurait pu générer un enthousiasme sans borne de la part de tous les élus;
Hélas ce ne fut pas le cas.

La bonne idée, c’était de réunir à l’initiative de la collectivité différents partenaires : Office National des Forêts, école d’apprentis, services techniques, élus. Chacun oeuvra pour la transformation de coupes de bois en cordes de chauffage puis il était convenu de les vendre à des administrés, à moindre coût, afin de lutter contre la précarité énergétique.
A l’origine, les administrés prioritaires étaient bien sûr les personnes à faibles revenus. Mais c’était sans compter que les citoyens concernés habitent des appartements ou des maisons individuelles souvent sans poëles ni cheminées.
La vente s’est donc élargie à l’ensemble de la population. C’est du bon sens.

La mauvaise idée c’était le choix de la redistribution des recettes engrangées. Et nous devions voter en CM sur le versement intégral des bénéfices de cette vente au C.C.A.S.

Attardons nous un peu sur le sens de ce choix.

En effet, si l’on fait abstraction du côté charitable, mais néanmoins honorable, qui consiste à alimenter par une ressource providentielle les caisses d’une association institutionnalisée de solidarité sociale locale, il n’en demeure pas moins, qu’au départ, le principe est sujet à caution.

En fait il est demander à des personnes à faibles revenus,, par leur achat de bois, de provisionner elles-mêmes les caisses d’un organisme qui doivent leur reverser des aides ou payer des agents chargés de le faire.
Avec de tels raisonnements les populations paupérisées arriveront peut-être à s’auto-suffire chez nous !!
Ce serait leur propre pouvoir d’achat qui leur permettrait de maintenir une partie d’un service qui leur est tout simplement dû, au sens du droit !!
Certes il convient de ramener celà à l’échelle des montants dégagés mais pour autant le principe demeure.

Et pourtant, n’existerait-il pas d’autres alternatives pour permettre aux plus démunis d’être de réels participants à la dynamique de la Cité ? Dynamique qui doit être, bien évidemment, initiée, portée et valorisée par la collectivité.
Les sommes ainsi récoltées ne pouvaient-elles pas être réinvesties dans un projet collectif d’intérêt général plutôt que de retourner en vase clos ? Car opter pour ce schéma c’est rappeler à chacun sa propre condition et maintenir une posture déterministe de la collectivité locale.

Lorsqu’on affirme vouloir faire de la politique autrement, lorsqu’on s’affiche partisan du concept de collectif citoyen participatif et générateur du pouvoir d’agir des citoyens, on s’efforce de proposer aux plus démunis une place digne dans la société, une place qui leur permette de vivre une vraie utilité sociale pour l’ensemble de la collectivité.
Las ! l’opportunité était belle mais le coche fut une fois de plus raté.