Mot opposition – septembre 2015

Les étés se suivent et se ressemblent, et toujours avec aussi peu de diffusion d’informations. La rentrée scolaire? 10 lignes dans la presse une semaine après la date effective! Les activités périscolaires et la pérennisation des classes dans nos écoles? Pas de communication avec les familles ni avec le personnel! Il a fallu attendre notre intervention sur la fermeture de la boulangerie de La Montagne dans les journaux pour ne serait-ce qu’entrevoir une réaction de la municipalité. Les vraies questions d’un développement économique facteur de lien social se posent. L’opposition réclame plus d’anticipation pour donner des informations claires à tous. Pour le monde associatif? Nous demandons que se mette en place une démarche de concertation pour définir des critères clairs d’attribution des subventions. Pour les nouvelles tarifications de salles? Nous refusons que les associations soient financièrement pénalisées lorsqu’elles assurent leur vie statutaire et la convivialité entre leurs adhérents. Nous rappelons que notre bilan financier positif de 2013 et validé par  un audit d’experts, avantage toujours aujourd’hui notre commune. Alors où sont donc les vrais projets d’avenir?
Yves Péran, Francette Chauloux, Pascal Le Bourlout, Annick Haurant, Christian Le Bourdonnec, Catherine Toullec

L’éthique républicaine à l’épreuve des économies budgétaires ?

Les collectivités locales ont toujours porté et défendu les valeurs d’égalité entre leurs administrés en faisant du « traitement égal des égaux » un des pilier de leur fonctionnement démocratique, laïc et républicain.

Aujourd’hui, à Inzinzac-Lochrist, ces préceptes semblent être remis en débat par les engagements pris auprès de marchands privés.

En effet les commerçants et entrepreneurs de la Commune ont reçu de la Mairie une sollicitation par voie postale pour contacter une société privée afin de voir leur publicité s’afficher sur un véhicule municipal circulant dans et hors de notre commune.

Nous voila donc replongé au coeur d’une vieille posture politique rétrograde qui viserait à faire croire qu’un mariage réussi entre libéralisme et démocratie soit possible.

Nous, groupe d’opposition, nous nous révoltons contre de telles pratiques. Elles ne vont que dans le sens d’une fracture de plus en plus grande entre les acteurs économiques de notre Commune.
Entre ceux qui ont les moyens de payer et ceux qui peinent à rendre leur affaire viable.

Sachez Mme le Maire que sur le beau véhicule électrique qui se pavanera dans nos rue n’apparaîtront pas les exclus de votre système !!! A la trappe le traitement égal des égaux ! A la trappe l’homogénéité démocratique que se doit d’appliquer une collectivité locale; et tout cela au mépris d’un minimum d’éthique si précieuse dans notre contexte national et international actuel.

Nous invitons chacun à lire le courrier adressé le 3 octobre 2016 à Mmes et Mrs les commerçants et chefs d’entreprises d’Inzinzac-Lochrist par la mairie (Catégorie  » documents »).

Devrions nous revenir sur la réthorique développée dans ce courrier ? Non, il y en aurait trop à dire.

Tout cela ne vise qu’à masquer la volonté de la Ville à faire ,seule, des économies par la contribution financière de nos commerçants et entrepreneurs auprès d’une société privée.

Y-a-t-il eut dans les coursives de la Mairie la moindre réflexion avant d’adresser un tel courrier, avant de se laisser embobiner par un commercial lambda et signer un contrat de vente?

Car ce n’est pas, comme il l’est dit, un partenariat entre une société et la Commune, Mme le Maire, vous en êtes tout simplement une cliente !!!

L’environnement à géographie variable

L’article du OF de la fin juin est sans doute passé inaperçu pour grand nombre de personnes.
Celui-ci nous informe que les sédiments de la rade de Lorient et plus précisément en provenance de DCNS, du port de commerce et des différents ports de plaisances de la rade seront envoyés sur le site de la Becquerie à Hennebont aussi nommé « le palud de Locoyarn ». Lieu de promenade bordé de bois et de zones humides, en contrebas du pont de Locoyarn et longeant le Blavet cet espace est prisé des randonneurs et habitants de la commune.
Il est semble-t-il impossible d’immerger ces boues ailleurs car selon le président de Lorient agglo « …sites portuaires obligent, elles sont polluées au-dessus des normes… »
Des études sur la faisabilité de ce stockage sont en cours de réalisation approuvées par le CM de la ville d’Hennebont, la procédure administrative avec enquête publique devrait suivre.
Tout cela ne vous rappelle-t-il rien ? Mais si, un fameux centre de stockage, à proximité du Blavet sur notre propre commune d’Inzinzac Lochrist ? Bien sûr vous avez trouvé : le centre d’enfouissement de Kermat !!
Mais où sont donc passées les belles promesses d’un monde meilleur, sans nuisances à proximité de chez soi ? Où sont donc passées Les prises de positions médiatico-écologiques et à priori citoyennes des pourfendeurs des sites d’enfouissement trop proches à leurs goûts du Blavet ?
Un bataillon étonnamment fantôme dorénavant !
Ce lourd silence n’a rien d’étonnant puisque son chef de brigade est depuis devenue vice –présidente chargée de la prévention des risques et de la protection des espaces naturels (sic), je parle de notre Maire.
C’est la même personne qui luttait vent debout depuis des lustres et surtout avant son élection, contre l’extension du centre d’enfouissement de Kermat à Inzinzac-Lochrist. C’est la même personne qui se préoccupait de « son impact sur le bassin versant du Blavet » en appelant la population à se mobiliser et qui basait sa campagne électorale en partie sur ce sujet sensible.
Devenue maire et vice présidente de l’agglo, elle tient aujourd’hui, contre toute attente, les propos suivants au sujet du même centre (OF septembre 2015) « Quand on voit toutes les mesures prises et qu’on va constater le traitement des déchets un peu partout dans le monde, on se dit qu’on est quand même pas mal ». Belle pirouette post- électorale !
Le constat sur Hennebont est le même de la part de leur fameux collectif citoyen , le nouvel adjoint à l’environnement a perdu de son verbe inquisiteur depuis qu’il est rentré dans le rang de son équipe majoritaire au sortir des élections municipales. Inaudible ou aphone sur le sujet des boues de curage et de leur devenir sur sa commune, il est en totale incohérence et contradiction avec ses prises de position d’alors sur notre périmètre communal.
Que dire enfin de l’association Loca-terre. Plus encline à pester pour ne pas dire guerroyer depuis son fief de Languidic contre notre commune d’Inzinzac-Lochrist et son centre d’enfouissement, plutôt que de s’occuper du sien sur son propre territoire. Quid de leur point-de-vue s’il en est sur le sujet des boues polluées, les zones humides, le Blavet…. ?
Rien !
La protection de la nature est-elle à géographie variable pour ces personnes selon le pouvoir qui est en place et les intérêts à préserver pour leurs amis… ou pour eux-mêmes ?
Sensibilisée à l’avenir de la planète, soucieuse de la qualité de la vie, convaincue de la nécessaire rupture avec une économie du gaspillage et de la pollution, Lorient Agglomération est engagée dans une démarche de protection et de reconquête de la qualité de l’eau des bassins versants couvrants le territoire.
Bien évidemment, au conseil communautaire, et ce malgré leurs réticences enfouies ou leurs engouements feints, les élu(e)s actuel(le)s ne peuvent que suivre ces principes et valider de tels projets.
Et c’est le cas pour ce projet de stockage qui à l’issue et au vu des études et démarches administratives et avis des divers services de l’état, obtiendra ou peut-être pas l’autorisation d’exploitation .

Bordereau 2 : Cimetières

Nous avions l’année dernière déploré le doublement de la tarification venant impacter des familles déjà meurtries. Il s’agit à notre sens d’un impôt qui ne dit pas son nom qui avance masqué avec cette nouvelle augmentation de 3%.
N’avoir que pour seule réponse en commission le fait que si vous aviez rattrapé cette tarification à hauteur de 3% tous les ans elle serait aujourd’hui plus élevée fait montre d’une bien piètre idée des deniers publics et de leurs gestion. Comme si vous aviez l’intention d’envisager ces 3% d’augmentation sur tous les tarifs jusqu’à la fin de votre mandat?

Bordereau 21 Dénomination de rue

Impasse Kamailhon.
En commission il a été dit que ce nom faisait référence à l’hôtel précédemment implanté et que les anciens lochristois s’y reconnaitraient.
Il aurait été bon de faire mentionner pour les nouveaux qui viendraient s’installer que le Kamailhon fait aussi référence à une veste bretonne traditionnelle de couleur noire non fermée et dont la grandeur de la doublure en velours des manches faisait référence à la fortune de celui qui la porte

Bordereau 16 Culture

Pas mal d’évolution dans cette convention avec un champ des coopérations élargi (éveil arts plastiques et danse) qui pose question dans son application.
En ce qui concerne l’administration le directeur pédagogique est cité nommément mais pas le coordinateur qui est-ce ? Lors des représentations de danse M.Langlet s’est présenté aussi comme coordinateur
Sur les modalités d’organisation et de mise en œuvre  pourquoi le choix d’Hennebont pour les 10-13 ans ? Alors que nous avons un local tout à fait adapté et apprécié par les enseignants (quelques travaux à réaliser) ce qui n’est pas le cas à Hennebont.
Pour la danse les dispositions prises en sept 2015 ont généré un mécontentement des familles l’amplification de ce dispositif risque de faire abandonner l’activité à certaines. Et le plus important quid des heures des enseignants ? Pouvez-vous nous assurer qu’elles garderont le même nombre d’heures ? Où est-ce un moyen de faire des économies sur ces postes-là ? Si vous privilégier les cursus de danse qu’en est-il de la danse loisir ?
Si certain cours sont supprimés à Lochrist il pourrait être envisagé de nouvelles propositions comme la barre au sol par ex
Action culturelle : qui est le référent d’inzinzac Lochrist ?

Durée de la convention : alors que pour le spectacle vivant la convention est conclue jusqu’à la reprise de l’activité du spectacle vivant par l’EPCC, cette convention, a une durée d’un an, renouvelable par tacite reconduction
L’année dernière on parlait de la reprise effective de l’activité enseignements artistiques par  l’EPCC comme pour le spectacle vivant. Est-ce à dire que vous rencontrez des difficultés et que vous doutez de la mise en place de l’EPCC pour les enseignements artistiques ?

Bordereau 3 sur les subventions municipales

L’ADMR entre autres n’apparait plus dans cette délibération.
Pour vous et selon vos termes en commission, « c’est un service concurrent à ce que la collectivité propose! Et il appartient à la collectivité d’optimiser ce service d’aide à la personne. »
L’ADMR contrairement à vos propos n’a jamais été considérée comme concurrente mais comme complémentaire aux services municipaux en place, ne serait-ce qu’à considérer le service de nuit par exemple. Il vous appartient effectivement de mettre en place des moyens supplémentaires de formation envers nos agents si vous souhaitez vous désolidariser de cette association mais au regard des dispositions prévues au budget CCAS cela ne semble pas en être le cas. Il vous appartiendra également d’expliquer aux agents habitant la commune travaillant pour cette association ainsi qu’aux personnes aidées sur notre commune de vos choix autrement que dans une commission ou en conseil municipal.

Pour ce qui concerne la subvention au CAEC, on peut aisément imaginer après les épisodes médiatiques sur ce sujet, que si vous n’aviez pas été gênée un tant soit peu par les propos tenus par le président et la vice-présidente de cette association lors de l’assemblée générale ou aucun élu de votre majorité était présent, que vous n’auriez pas répondu à leurs demandes répétées .
Cette association est active sur les communes d’Hennebont et d’Inzinzac et emploie près de 37 personnes habitant la commune

Nouveaux concepts à la Mairie d’Inzinzac-Lochrist : La gauche est clivante, la droite fédératrice!

« Lundi 4 juillet 2016, jour de Conseil Municipal, les personnes présentes ont pu assister à une passe d’arme virulente entre majorité et opposition sur les questions culturelles et notamment sur la place des écoles d’arts (musique, danse, art plastique, etc.) dans le futur EPCC.
« Quel antagonisme ! » Me direz-vous au vu de l’objet des débats!
Bien sûr, que les questions culturelles ne peuvent pas être accolées au groupe de mots « passe d’arme » à moins que ce ne soit en dernier recours, que pour la défendre. Cette juxtaposition devrait être intrinsèquement contraire à l’esprit même de la culture.
Certes un certain Goering, lorsqu’il entendait le mot culture sortait son révolver, mais ici je ne ferai jamais d’amalgames douteux et déplacés dans notre contexte communal, c’est juste un point de mémoire collective que je ravive pour la culture générale de tous.
Or donc, revenons à nos moutons, dans ces termes je ne parle pas de la majorité puisque leur votes divergents à ce CM commencent à nous prouver leurs dissensions internes qui pourraient même être les prémisses d’une affirmation de courants idéologiques pas si en accord que cela entre eux, voire d’une rébellion.
Or donc, disais-je, le bordereau en question nous a amené à poser un certain nombre de demandes d’éclaircissements par la parole de Francette CHAULOUX, qui je le rappelle a été l’initiatrice du projet d’EPPC sur notre territoire intercommunal.
Ses questions portaient donc sur les postes de coordinations, les lieux de pratique des cours, les facilités quotidiennes que les familles attendent pour permettre à leurs enfants d’accéder à l’éveil et au perfectionnement culturel ; bref des choses « banales » pour permettre la qualité de vie de nos administrés.
« Ma Doué benniguet !! » que n’avait-elle pas osé faire là !!!
Ca n’a fait ni une, ni deux, l’adjointe à la culture était sur les barricades, peut-être un relent des manifestations passées, mais droite dans ses bottes, le regard impassible, le verbe haut et assuré, nous entendîmes fuser un : « mais qu’est-ce que c’est que ces questions suspicieuses ? Que sous-entendez vous ? Vous refusez de valider notre travail si empreint de bonnes intentions fédératrices ? Vous souhaitez cliver les enseignements et les communes ! Et si des cours ont été supprimés l’an dernier c’est bien parce que les professeurs refusent nos décisions d’organisation pour leurs raisons personnelles ! »
A cause d’une simple critique organisationnelle et de questions légitimes de la part du groupe d’opposition, nous étions sans coup férir cloués au pilori.
De plus, nous avons été accusés de volonté délibérée de créer du clivage entre les deux communes, de générer des freins dans la démarche de création de l’EPCC élargie aux écoles d’arts, en fait de n’être que des bons à rien simplement capables de dénigrement.
Ce n’est quand même pas nous qui avons décliné l’idée d’étude de fusion avec Hennebont alors que l’EPCC en est tout simplement un laboratoire ! Les nouvelles communes ça existent déjà !
Non, Madame l’adjointe à la culture, nous vous rappelons que vous ne faites que surfer sur l’histoire d’une commune à gauche depuis des dizaines années, sur les réalisations et les initiatives d’équipes d’élus exclusivement de gauche qui ont su porter haut les valeurs de la diffusion et de l’action culturelles pour tous avec des budgets toujours préservés tout comme pour le social et la jeunesse.
Vous n’êtes et ne serez qu’un maillon au service de vos administrés…. un peu d’humilité et soyez à la hauteur !!
Alors s’il vous plaît baissez les armes, respectez l’histoire et le travail de vos prédécesseurs, ils ont été et seront encore bien meilleurs que vous.
Pour finir un dernier conseil, qui pour moi est plein de sens, et le sens est ce qui caractérise le mieux la culture : écoutez votre Maire, Mesdames et Messieurs de la majorité, lorsqu’elle vous dit qu’il est dommage de guerroyer sur ces questions culturelles tellement préservées chez nous : elle a RAISON (en toute humilité) !!! »

Christian

Non, la situation financière de la commune n’est pas catastrophique!

Nous ne pouvons laisser dire et écrire par la majorité que nous avons laissé des finances dans un état désastreux. Chaque occasion est bonne pour Mme le maire de s’opposer à toutes sollicitations ou projets et de justifier l’impossibilité de les réaliser au vu du soi-disant héritage financier que l’ancienne équipe lui aurait laissé.

Dans le Débat d’Orientations Budgétaires de décembre dernier , Mme le maire et son équipe ont fait une fixation sur les emprunts et leurs remboursement contractés lors des derniers mandats .

Quelle a été la stratégie budgétaire de l’équipe municipale précédente?

Entre 2007 et 2013, la commune a fait 3 emprunts de 1 Million d’Euro chacun. Ils ont servi à financer des réalisations dont chacun bénéficie quotidiennement :

– Une salle de spectacle digne de ce nom qui contribue au développement culturel et artistique de la commune.

– Des améliorations d’envergure de nos Services publics de proximité, (secteur enfance, scolaire…),

– La transformation et l’embellissement de nos centres bourgs qui garantissent un mieux vivre dans notre commune…

Tous ces investissements ont été mûrement réfléchis, sainement gérés et jamais la capacité de désendettement de la commune n’a été mise à mal ! Bien au contraire nous avons toujours réussi à la stabiliser autour de 7 ans loin du seuil des 10 années pour lequel nous devrions nous alarmer.

La municipalité fait donc le choix de ne pas faire de nouvel emprunt. L’investissement sera limité au minimum et aucun Plan Pluriannuel d’Investissement n’est à ce jour ni écrit ni pensé.

Nous ne pouvons valider de telles orientations. Un budget municipal ne se gère pas comme celui d’un ménage.

Il est essentiel pour le développement communal de faire des investissements et de maintenir de l’activité. Certes nous partageons l’idée que chaque collectivité doit optimiser ses investissements et son fonctionnement mais de là à ponctionner lourdement tout projet qu’il soit social, économique ou associatif, il y a un pas que nous refusons de voir franchi.

Notre groupe, conscient du contexte actuel compliqué, restera toutefois très vigilant face aux décisions (ou plutôt aux manques de décisions) qui impacteront l’avenir de notre commune.